Communiqué de presse
L’Association Internationale des Survivants de la Torture et de l’Instrumentalisation de la Justice (AISTIJ)

À Lubumbashi, le 1er décembre 2024

Pour une libération immédiate et sans condition de M. Cheche Kafutshi, chauffeur de Moïse Katumbi

L’Association Internationale des Survivants de la Torture et de l’Instrumentalisation de la Justice (AISTIJ) exprime sa vive indignation face à l’arrestation et la détention illégale de M. Kafutshi, chauffeur de l’opposant politique Moïse Katumbi, dans le cadre de l’affaire de la piste de Mulonde.

Arrêté dans la nuit du 1er au 2 octobre par la DEMIAP et l’ANR, M. Kafutshi, un père de famille, serait actuellement détenu au secret dans des conditions inhumaines à Lubumbashi, mettant sa vie en danger.

Violations graves des droits humains

La détention de M. Kafutshi constitue une violation flagrante des principes fondamentaux de l’État de droit et des droits humains garantis par la Constitution congolaise ainsi que par les instruments juridiques internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo.

L’absence de toute procédure légale, l’arrestation arbitraire et le recours à la détention secrète sont des pratiques inacceptables qui rappellent des méthodes de répression d’un autre âge.

Nos revendications

  1. Libération immédiate et inconditionnelle : Nous exigeons la libération sans délai de M. Kafutshi.
  2. Accès médical et juridique : Nous demandons qu’il soit immédiatement examiné par des professionnels de santé indépendants et qu’il ait accès à un avocat de son choix.
  3. Fin de l’instrumentalisation des institutions : Nous appelons les autorités congolaises à cesser l’utilisation des services de sécurité pour intimider ou persécuter les citoyens en raison de leurs affiliations politiques ou professionnelles.

Appel aux autorités et à la communauté internationale

Nous appelons le Gouvernement congolais à respecter ses engagements internationaux en matière de protection des droits humains. Nous sollicitons également l’implication urgente des organisations internationales, telles que les Nations Unies, pour faire pression sur les autorités afin de mettre un terme à ces pratiques répressives.

La vie de M. Kafutshi est en danger. Il est impératif d’agir rapidement pour sauver un père de famille et restaurer la confiance des citoyens congolais dans les institutions de leur pays.

Fait à Montreal, le 1er décembre 2024
Pour l’AISTIJ,

Par la cellule de communication