Diomi Dongala et les crimes dans la prison de Makala
L’ONG AISTIJ informe l’opinion nationale et internationale qu’un nouveau témoignage accablant vient confirmer les crimes commis par Diomi Dongala pendant son incarcération à la prison centrale de Makala.
Alors qu’il purgeait une peine pour agression sur deux mineurs, Diomi Dongala a récidivé en abusant d’une jeune fille de 11 ans, originaire de Selembao, qui vendait des fruits et légumes dans l’enceinte de la prison. La victime, gravement blessée, ne pouvait plus marcher et saignait abondamment.
Après plusieurs années de silence, les parents de la fillette ont pris contact avec l’ONG AISTIJ afin que justice soit enfin rendue.
Nos enquêtes révèlent que, lors de ce drame, la femme italienne de Diomi Dongala aurait remis 10 000 dollars à la mère de la victime et emmené l’enfant à l’hôpital. Le directeur de la prison aurait lui aussi perçu 10 000 dollars pour étouffer l’affaire et éviter d’alerter les autorités.
Aujourd’hui, la fillette souffre toujours : son utérus a été perforé, et elle ne pourra plus donner la vie.
Malgré ces faits graves, Diomi Dongala – marié à une Italienne, membre de l’Union Sacrée et PCA ou administrateur d’une entreprise publique – n’a jamais été inquiété par la justice.
Face à cette impunité intolérable, l’ONG AISTIJ demande solennellement :
- La réouverture immédiate d’une enquête judiciaire contre Diomi Dongala, l’ancien directeur de la prison de Makala ainsi que son épouse italienne.
- La mise en place d’une commission indépendante pour examiner les crimes commis dans les prisons congolaises.
- La protection des victimes et des familles qui osent témoigner.
Pendant que Diomi Dongala circule librement à Kinshasa, il est légitime de s’interroger : combien d’autres jeunes filles sont tombées entre les mains de ce prédateur ?
L’AISTIJ appelle les procureurs et magistrats congolais à agir sans délai.
Il est temps de mettre fin à l’impunité.
Fait à Kinshasa
AISTIJ – Association pour la Justice, la Vérité et les Droits Humains
